Convention de non double imposition

CONVENTION

ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE

ET

LE GOUVERNEMENT DE L’ETAT D’ISRAEL

EN VUE D’EVITER LES DOUBLES IMPOSITIONS ET DE PREVENIR L’EVASION ET LA

FRAUDE FISCALES EN MATIERE D’IMPOTS SUR LE REVENU ET SUR LA FORTUNE.

signée à Jérusalem le 31 juillet 1995

approuvée par la loi n° 96-503 du 11 juin 1996

(JO du 12 juin 1996),

entrée en vigueur le 18 juillet 1996

et publiée par le décret n° 96-814

du 11 septembre 1996

(JO du 18 septembre 1996)

CONVENTION ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ET LE

GOUVERNEMENT DE L’ETAT D’ISRAEL EN VUE D’EVITER LES DOUBLES

IMPOSITIONS ET DE PREVENIR L’EVASION ET LA FRAUDE FISCALES EN MATIERE

D’IMPOTS SUR LE REVENU ET SUR LA FORTUNE.

Le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de l’Etat d’Israël,

Désireux de conclure une convention en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir

l’évasion et la fraude fiscales en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, sont

convenus des dispositions suivantes :

Article 1

Personnes concernées

La présente Convention s’applique aux personnes qui sont des résidents d’un Etat

contractant ou des deux Etats contractants.

Article 2

Impôts visés

  1. La présente Convention s’applique aux impôts sur le revenu perçus pour le compte d’un

Etat contractant ou de ses collectivités locales, et aux impôts sur la fortune perçus pour le

compte d’un Etat contractant, quel que soit le système de perception.

  1. Sont considérés comme impôts sur le revenu et sur la fortune les impôts perçus sur le

revenu total, sur la fortune totale, ou sur des éléments du revenu ou de la fortune, y compris

les impôts sur les gains provenant de l’aliénation de biens mobiliers ou immobiliers, les taxes

sur le montant global des salaires payés par les entreprises, ainsi que les impôts sur les

plus-values.

  1. Les impôts actuels auxquels s’applique la Convention sont notamment :
  2. a) En ce qui concerne la France :
  3. i) l’impôt sur le revenu ;
  4. ii) l’impôt sur les sociétés ;

iii) la taxe sur les salaires, à laquelle s’appliquent par analogie les dispositions de la

Convention concernant, suivant les cas, les bénéfices des entreprises ou les

revenus des professions indépendantes ;

  1. iv) l’impôt de solidarité sur la fortune ;

y compris toutes retenues à la source, tous précomptes et avances décomptés sur ces

impôts,

(ci-après dénommés  » impôt français « ) ;

  1. b) En ce qui concerne Israël :
  2. i) les impôts perçus en application de l’ordonnance relative à l’impôt sur le revenu et

de la législation y afférente ;

  1. ii) les impôts sur les gains provenant de l’aliénation des biens immobiliers en

application de la loi relative aux plus-values immobilières ;

iii) les impôts sur les biens immobiliers perçus en application de la loi relative à

l’impôt foncier ;

  1. iv) l’impôt perçu en application de la loi relative à l’impôt sur les employeurs,

(ci-après dénommés  » impôt israélien « ).

  1. La Convention s’applique aussi aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient

établis après la date de signature de la Convention et qui s’ajouteraient aux impôts actuels

ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Etats contractants se

communiquent les modifications importantes apportées à leurs législations fiscales

respectives.

Article 3

Définitions générales

  1. Au sens de la présente Convention, à moins que le contexte n’exige une interprétation

différente :

  1. a) Les expressions  » Etat contractant  » et  » autre Etat contractant  » désignent, suivant

les cas, la France (à l’exclusion des territoires d’outre-mer de la République française et des

collectivités territoriales de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon) ou Israël ;

  1. b) Le terme  » personne  » comprend les personnes physiques, les sociétés et tous

autres groupements de personnes ;

  1. c) Le terme  » société  » désigne toute personne morale ou toute entité qui est

considérée, aux fins d’imposition, comme une personne morale ;

  1. d) Les expressions « entreprise d’un Etat contractant » et « entreprise de l’autre Etat

contractant » désignent respectivement une entreprise exploitée par un résident d’un Etat

contractant et une entreprise exploitée par un résident de l’autre Etat contractant ;

  1. e) L’expression  » trafic international  » désigne tout transport effectué par un navire ou

un aéronef exploités par une entreprise dont le siège de direction effective est situé dans un

Etat contractant, sauf lorsque le navire ou l’aéronef n’est exploité qu’entre des points situés

dans l’autre Etat contractant ;

  1. f) L’expression « autorité compétente » désigne :
  2. i) dans le cas de la France, le ministre chargé du budget ou son représentant

autorisé ;

  1. ii) dans le cas d’Israël, le ministre des finances ou son représentant autorisé.
  2. a) Pour l’application de la Convention par un Etat contractant, tout terme ou expression

qui n’y est pas défini a le sens que lui attribue le droit de cet Etat concernant les impôts

auxquels s’applique la Convention, à moins que le contexte n’exige une interprétation

différente. Le sens attribué à un terme ou expression par le droit fiscal de cet Etat prévaut

sur le sens attribué à ce terme ou expression par les autres branches du droit de cet Etat.

  1. b) Si, dans le cadre des dispositions du a, le sens que le droit d’un Etat contractant

attribue à un terme ou expression est différent du sens que le droit de l’autre Etat contractant

attribue à ce terme ou expression, les autorités compétentes des Etats contractants peuvent

convenir d’une signification commune de ce terme ou expression.

Article 4

Résidence fiscale

  1. Au sens de la présente Convention, l’expression « résident d’un Etat contractant » désigne

toute personne qui, en vertu de la législation de cet Etat, est assujettie à l’impôt dans cet

Etat, en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction, ou de tout autre

critère de nature analogue. Toutefois, cette expression ne comprend pas les personnes qui

ne sont assujetties à l’impôt dans cet Etat que pour les revenus de sources situées dans cet

Etat ou pour la fortune qui y est située.

  1. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est un résident

des deux Etats contractants, sa situation est réglée de la manière suivante :

  1. a) Cette personne est considérée comme un résident de l’Etat où elle dispose d’un

foyer d’habitation permanent ; si elle dispose d’un foyer d’habitation permanent dans les

deux Etats, elle est considérée comme un résident de l’Etat avec lequel ses liens personnels

et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux) ;

  1. b) Si l’Etat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être

déterminé, ou si elle ne dispose d’un foyer d’habitation permanent dans aucun des Etats, elle

est considérée comme un résident de l’Etat où elle séjourne de façon habituelle ;

  1. c) Si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Etats ou si elle ne

séjourne de façon habituelle dans aucun d’eux, elle est considérée comme un résident de

l’Etat dont elle possède la nationalité ;

  1. d) Si cette personne possède la nationalité des deux Etats ou si elle ne possède la

nationalité d’aucun d’eux, les autorités compétentes des Etats contractants tranchent la

question d’un commun accord.

  1. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre qu’une personne

physique est un résident des deux Etats contractants, elle est considérée comme un résident

de l’Etat où son siège de direction effective est situé. Si l’Etat où son siège de direction

effective est situé ne peut être déterminé, les autorités compétentes des Etats contractants

tranchent la question d’un commun accord.

  1. L’expression  » résident d’un Etat contractant  » comprend :
  2. a) Cet Etat et ses collectivités locales, ainsi que leurs personnes morales de droit

public ; et

  1. b) Dans le cas de la France, les sociétés de personnes et les groupements de

personnes soumis à un régime fiscal analogue par la législation interne française, si leur

siège de direction effective est situé en France et si chacun de leurs actionnaires, associés

ou autres membres y est personnellement soumis à l’impôt pour sa part des bénéfices en

application de la législation interne française. Les dispositions du présent b ne peuvent être

interprétées comme empêchant Israël d’imposer, conformément aux dispositions de la

Convention, les actionnaires, associés ou autres membres de ces sociétés de personnes et

de ces groupements de personnes.

Article 5

Etablissement stable

  1. Au sens de la présente Convention, l’expression  » établissement stable  » désigne une

installation fixe d’affaires par l’intermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie

de son activité.

  1. L’expression « établissement stable » comprend notamment :
  2. a) Un siège de direction ;
  3. b) Une succursale ;
  4. c) Un bureau ;
  5. d) Une usine ;
  6. e) Un atelier et
  7. f) Une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une carrière ou tout autre lieu d’extraction

de ressources naturelles.

  1. Un chantier de construction ou de montage ne constitue un établissement stable que si sa

durée dépasse douze mois.

  1. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, on considère qu’il n’y a pas

 » établissement stable  » si :

  1. a) Il est fait usage d’installations aux seules fins de stockage, d’exposition ou de

livraison de marchandises appartenant à l’entreprise ;

  1. b) Des marchandises appartenant à l’entreprise sont entreposées aux seules fins de

stockage, d’exposition ou de livraison ;

  1. c) Des marchandises appartenant à l’entreprise sont entreposées aux seules fins de

transformation par une autre entreprise ;

  1. d) Une installation fixe d’affaires est utilisée aux seules fins d’acheter des

marchandises ou de réunir des informations, pour l’entreprise ;

  1. e) Une installation fixe d’affaires est utilisée, pour l’entreprise, aux seuls fins de

publicité, de fourniture d’informations, de recherches scientifiques ou d’autres activités qui

ont caractère préparatoire ou auxiliaire ;

  1. f) Une installation fixe d’affaires est utilisée aux seules fins de l’exercice cumulé

d’activités mentionnées aux alinéas a à e, à condition que l’activité d’ensemble de

l’installation fixe d’affaires résultant de ce cumul garde un caractère préparatoire ou

auxiliaire.

  1. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, lorsqu’une personne – autre qu’un

agent jouissant d’un statut indépendant auquel s’applique le paragraphe 7 – agit pour le

compte d’une entreprise et dispose dans un Etat contractant de pouvoirs qu’elle y exerce

habituellement lui permettant de conclure des contrats au nom de l’entreprise, cette

entreprise est considérée comme ayant un établissement stable dans cet Etat pour toutes

les activités que cette personne exerce pour l’entreprise, à moins que les activités de cette

personne ne soient limitées à celles qui sont mentionnées au paragraphe 4 et qui, si elles

étaient exercées par l’intermédiaire d’une installation fixe d’affaires, ne permettraient pas de

considérer cette installation comme un établissement stable selon les dispositions de ce

paragraphe.

  1. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, une société d’assurance qui est un

résident d’un Etat contractant est considérée comme ayant un établissement stable dans

l’autre Etat contractant lorsqu’elle assure des risques situés dans cet autre Etat par

l’intermédiaire d’un représentant autre qu’un courtier, commissionnaire général ou autre

agent visé au paragraphe 7.

  1. Une entreprise n’est pas considérée comme ayant un établissement stable dans un Etat

contractant du seul fait qu’elle y exerce son activité par l’entremise d’un courtier, d’un

commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant d’un statut indépendant, à

condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activité.

  1. Le fait qu’une société qui est un résident d’un Etat contractant contrôle ou est contrôlée

par une société qui est un résident de l’autre Etat contractant ou qui y exerce son activité

(que ce soit par l’intermédiaire d’un établissement stable ou non) ne suffit pas, en lui-même,

à faire de l’une quelconque de ces sociétés un établissement stable de l’autre.

Article 6

Revenus immobiliers

  1. Les revenus provenant de biens immobiliers (y compris les revenus des exploitations

agricoles ou forestières) ne sont imposables que dans l’Etat contractant où ces biens

immobiliers sont situés.

  1. L’expression  » biens immobiliers  » a le sens que lui attribue le droit de l’Etat contractant où

les biens considérés sont situés. L’expression comprend en tous cas les accessoires, le

cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et forestières, les droits auxquels s’appliquent

les dispositions du droit privé concernant la propriété foncière, l’usufruit des biens

immobiliers et les droits à des paiements variables ou fixes pour l’exploitation ou la

concession de l’exploitation de gisements minéraux, sources et autres ressources

naturelles ; les navires, bateaux et aéronefs ne sont pas considérés comme des biens

immobiliers.

  1. Les dispositions du paragraphe 1 s’appliquent aux revenus provenant de l’exploitation

directe, de la location ou de l’affermage, ainsi que de toute autre forme d’exploitation de

biens immobiliers.

  1. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 s’appliquent également aux revenus provenant

des biens immobiliers d’une entreprise ainsi qu’aux revenus des biens immobiliers servant à

l’exercice d’une profession indépendante.

  1. Lorsque la propriété d’actions, parts ou autres droits dans une société ou personne morale

donne au propriétaire la jouissance de biens immobiliers situés dans un Etat contractant et

détenus par cette société ou personne morale, les revenus, autres que des dividendes, que

le propriétaire tire de l’utilisation directe, de la location ou de l’usage sous toute autre forme

de son droit de jouissance ne sont imposables que dans cet Etat. Les dispositions du

présent paragraphe s’appliquent nonobstant les dispositions des articles 7 et 14.

Article 7

Bénéfices des entreprises

  1. Les bénéfices d’une entreprise d’un Etat contractant ne sont imposables que dans cet

Etat, à moins que l’entreprise n’exerce son activité dans l’autre Etat contractant par

l’intermédiaire d’un établissement stable qui y est situé. Si l’entreprise exerce son activité

d’une telle façon, les bénéfices de l’entreprise sont imposables dans l’autre Etat mais

uniquement dans la mesure où ils sont imputables à cet établissement stable.

  1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 3, lorsqu’une entreprise d’un Etat

contractant exerce son activité dans l’autre Etat contractant par l’intermédiaire d’un

établissement stable qui y est situé, il est imputé, dans chaque Etat contractant, à cet

établissement stable les bénéfices qu’il aurait pu réaliser s’il avait constitué une entreprise

distincte exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques ou

analogues et traitant en toute indépendance avec l’entreprise dont il constitue un

établissement stable.

  1. Pour déterminer les bénéfices d’un établissement stable, sont admises en déduction les

dépenses exposées aux fins poursuivies par cet établissement stable, y compris les

dépenses de direction et les frais généraux d’administration ainsi exposés, soit dans l’Etat où

est situé cet établissement stable, soit ailleurs.

  1. S’il est d’usage, dans un Etat contractant, de déterminer les bénéfices imputables à un

établissement stable sur la base d’une répartition des bénéfices totaux de l’entreprise entre

ses diverses parties, aucune disposition du paragraphe 2 n’empêche cet Etat de déterminer

les bénéfices imposables selon la répartition en usage ; la méthode de répartition adoptée

doit cependant être telle que le résultat obtenu soit conforme aux principes contenus dans le

présent article.

  1. Aucun bénéfice n’est imputé à un établissement stable du fait qu’il a simplement acheté

des marchandises pour l’entreprise.

  1. Aux fins des paragraphes précédents du présent article, les bénéfices à imputer à

l’établissement stable sont déterminés chaque année selon la même méthode, à moins qu’il

n’existe des motifs valables et suffisants de procéder autrement.

  1. Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités séparément dans

d’autres articles de la présente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas

affectées par les dispositions du présent article.

Article 8

Navigation maritime et aérienne

  1. Les bénéfices provenant de l’exploitation, en trafic international, de navires ou d’aéronefs

ne sont imposables que dans l’Etat contractant où le siège de direction effective de

l’entreprise est situé. Les revenus que cette entreprise tire de la location de navires ou

d’aéronefs exploités en trafic international ou de l’utilisation, de l’entretien ou de la location

de conteneurs exploités en trafic international (y compris les remorques, les péniches ou les

barges et les équipements connexes pour le transport de tels conteneurs) ne sont

imposables que dans cet Etat si ces revenus sont accessoires aux bénéfices que l’entreprise

tire de l’exploitation, en trafic international, de navires ou d’aéronefs.

  1. Si le siège de direction effective d’une entreprise de navigation maritime est à bord d’un

navire ou d’un bateau, ce siège est considéré comme situé dans l’Etat contractant où se

trouve le port d’attache de ce navire ou de ce bateau, ou à défaut de port d’attache, dans

l’Etat contractant dont l’exploitant du navire ou du bateau est un résident.

  1. Les dispositions du paragraphe 1 du présent article s’appliquent aussi aux bénéfices

provenant de la participation à un groupement (pool), une exploitation en commun ou un

organisme international d’exploitation.

  1. Nonobstant les dispositions de l’article 2, une entreprise qui a son siège de direction

effective en Israël et qui exploite des navires ou des aéronefs en trafic international est

dégrevée d’office de la taxe professionnelle due en France à raison de cette exploitation, et

une entreprise qui a son siège de direction effective en France et qui exploite des navires ou

des aéronefs en trafic international est exonérée de tout impôt analogue à la taxe

professionnelle dû en Israël à raison de cette exploitation.

Article 9

Entreprises associées

  1. Lorsque :
  2. a) Une entreprise d’un Etat contractant participe directement ou indirectement à la

direction, au contrôle ou au capital d’une entreprise de l’autre Etat contractant, ou que

  1. b) Les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au

contrôle ou au capital d’une entreprise d’un Etat contractant et d’une entreprise de l’autre

Etat contractant ,

et que, dans l’un et l’autre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales

ou financières, liées par des conditions convenues ou imposées qui diffèrent de celles qui

seraient convenues entre des entreprises indépendantes, les bénéfices qui, sans ces

conditions, auraient été réalisés par l’une des entreprises mais n’ont pu l’être en fait à cause

de ces conditions, peuvent être inclus dans les bénéfices de cette entreprise et imposés en

conséquence.

  1. Lorsqu’un Etat contractant inclut dans les bénéfices d’une entreprise de cet Etat – et

impose en conséquence – des bénéfices sur lesquels une entreprise de l’autre Etat

contractant a été imposée dans cet autre Etat, et que les bénéfices ainsi inclus sont des

bénéfices qui auraient été réalisés par l’entreprise du premier Etat si les conditions

convenues entre les deux entreprises avaient été celles qui auraient été convenues entre

des entreprises indépendantes, l’autre Etat procède à un ajustement approprié du montant

de l’impôt qui y a été perçu sur ces bénéfices s’il estime que cet ajustement est justifié. Pour

déterminer cet ajustement, il est tenu compte des autres dispositions de la présente

Convention et, si nécessaire, les autorités compétentes des Etats contractants se consultent.

Article 10

Dividendes

  1. Les dividendes payés par une société qui est un résident d’un Etat contractant à un

résident de l’autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat.

  1. Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans l’Etat contractant dont la société qui

paie les dividendes est un résident, et selon la législation de cet Etat, mais si la personne qui

reçoit les dividendes en est le bénéficiaire effectif, l’impôt ainsi établi ne peut excéder :

  1. a) 5 pour cent du montant brut des dividendes si le bénéficiaire effectif est une société

qui détient directement ou indirectement au moins 10 pour cent du capital de la société qui

paie les dividendes ;

  1. b) nonobstant les dispositions du a, 10 pour cent du montant brut des dividendes, si le

bénéficiaire effectif est une société qui détient directement ou indirectement au moins 10

pour cent du capital de la société qui paie les dividendes lorsque cette dernière est un

résident d’Israël et que les dividendes sont prélevés sur des bénéfices imposés en Israël à

un taux inférieur à celui du taux normal de l’impôt israélien sur les sociétés ;

  1. c) 15 pour cent du montant brut des dividendes dans tous les autres cas.

Les dispositions du présent paragraphe n’affectent pas l’imposition de la société au titre des

bénéfices qui servent au paiement des dividendes.

  1. a) Un résident d’Israël qui reçoit des dividendes payés par une société qui est un

résident de France, dividendes dont il est le bénéficiaire effectif et qui donneraient droit à un

crédit d’impôt ( » avoir fiscal « ) s’ils étaient reçus par un résident de France, a droit à un

paiement du Trésor français d’un montant égal à ce crédit d’impôt ( » avoir fiscal « ), sous

réserve de la déduction de l’impôt prévu au c du paragraphe 2 ;

  1. b) les dispositions du a ne s’appliquent qu’à un résident d’Israël qui est :
  2. i) une personne physique, ou
  3. ii) une société qui ne détient pas, directement ou indirectement, au moins 10 pour

cent du capital de la société qui paie les dividendes.

  1. c) Les dispositions du a ne s’appliquent que si :
  2. i) le bénéficiaire effectif des dividendes est soumis à l’impôt israélien au taux normal

à raison de ces dividendes et du paiement du Trésor français ; et

  1. ii) ce bénéficiaire effectif justifie, lorsque l’administration fiscale française le lui

demande, qu’il est le propriétaire des actions ou parts au titre desquels les

dividendes sont payés ; et

iii) la détention de ces actions ou parts n’a pas comme un de ses objets principaux

de permettre à une autre personne, qu’elle soit ou non un résident d’un Etat

contractant, de tirer avantage des dispositions du a.

  1. d) Le montant brut du paiement du Trésor français visé au a est considéré comme un

dividende pour l’application de la présente Convention.

  1. A moins qu’il n’ait droit au paiement du Trésor français visé au paragraphe 3, un résident

d’Israël qui reçoit des dividendes payés par une société qui est un résident de France peut

obtenir le remboursement du précompte dans la mesure où celui-ci a été effectivement

acquitté par la société à raison de ces dividendes. Le montant brut du précompte remboursé

est considéré comme un dividende pour l’application de la Convention. Il est imposable en

France conformément aux dispositions du paragraphe 2.

  1. Le terme « dividende » employé dans le présent article désigne les revenus provenant

d’actions, actions ou bons de jouissance, parts de mine, parts de fondateur ou autres parts

bénéficiaires à l’exception des créances, ainsi que les revenus soumis au régime des

distributions par la législation fiscale de l’Etat contractant dont la société distributrice est un

résident. Le terme  » dividende  » ne comprend pas les revenus visés à l’article 16.

  1. Les dispositions des paragraphes 1, 2 ,3 et 4 du présent article ne s’appliquent pas

lorsque le bénéficiaire effectif des dividendes, résident d’un Etat contractant, exerce dans

l’autre Etat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, soit une

activité industrielle ou commerciale par l’intermédiaire d’un établissement stable qui y est

situé, soit une profession indépendante au moyen d’une base fixe qui y est située, et que la

participation génératrice des dividendes s’y rattache effectivement. Dans ce cas, les

dispositions de l’article 7 ou de l’article 14, suivant les cas, sont applicables.

  1. Lorsqu’une société qui est un résident d’un Etat contractant tire des bénéfices ou des

revenus de l’autre Etat contractant, cet autre Etat ne peut percevoir aucun impôt sur les

dividendes payés par la société, sauf dans la mesure où ces dividendes sont payés à un

résident de cet autre Etat ou dans la mesure où la participation génératrice des dividendes

se rattache effectivement à un établissement stable ou à une base fixe situés dans cet autre

Etat, ni prélever aucun impôt, au titre de l’imposition des bénéfices non distribués, sur les

bénéfices non distribués de la société, même si les dividendes payés ou les bénéfices non

distribués consistent en tout ou en partie en bénéfices ou revenus provenant de cet autre

Etat.

  1. Nonobstant les dispositions du présent article et du paragraphe 2 de l’article 24,

lorsqu’une société qui est un résident d’un Etat contractant exerce son activité dans l’autre

Etat contractant par l’intermédiaire d’un établissement stable qui y est situé, les bénéfices de

cet établissement stable peuvent, après avoir été soumis à l’impôt sur les sociétés, être

soumis, conformément à la législation interne de cet autre Etat, à un impôt dont le taux ne

peut excéder :

  1. a) 10 pour cent lorsqu’un taux d’impôt sur les sociétés inférieur au taux normal a été

appliqué à ces bénéfices ;

  1. b) 5 pour cent dans tous les autres cas.

Article 11

Intérêts

  1. Les intérêts provenant d’un Etat contractant et payés à un résident de l’autre Etat

contractant sont imposables dans cet autre Etat.

  1. Toutefois, ces intérêts sont aussi imposables dans l’Etat contractant d’où ils proviennent et

selon la législation de cet Etat, mais si la personne qui reçoit les intérêts en est le

bénéficiaire effectif, l’impôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent du montant brut des

intérêts.

  1. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, les intérêts provenant d’un Etat contractant,

et payés à un résident de l’autre Etat contractant en liaison avec la vente à crédit d’un

équipement industriel, commercial ou scientifique, ou en liaison avec la vente à crédit de

marchandises par une entreprise à une autre entreprise, ou au titre d’un prêt de n’importe

quelle nature consenti par un établissement de crédit, sont imposables dans le premier Etat

et conformément à la législation de cet Etat, mais si la personne qui reçoit les intérêts en est

le bénéficiaire effectif, l’impôt ainsi établi ne peut excéder 5 pour cent du montant brut des

intérêts.

  1. Une entreprise d’un Etat contractant peut, au lieu d’être imposée conformément aux

dispositions des paragraphes 2 ou 3, choisir d’être imposée dans l’autre Etat contractant sur

le montant net des intérêts provenant de cet autre Etat comme si ces intérêts étaient des

bénéfices imposables selon les dispositions de l’article 7. Dans ce cas, le taux de l’impôt

prévu aux paragraphes 2 ou 3 ne s’applique pas. L’autorité compétente de cet autre Etat

peut édicter des règles particulières pour la détermination et la déclaration de tels revenus

en vue de faciliter l’application des dispositions du présent paragraphe.

  1. Nonobstant les dispositions des paragraphes 2, 3 et 4, les intérêts provenant d’un Etat

contractant sont exonérés d’impôt dans cet Etat lorsqu’ils sont payés à l’autre Etat

contractant, à l’une de ses collectivités locales, à sa banque centrale, ou à tout résident de

cet autre Etat au titre de créances ou prêts garantis, aidés ou financés par cet autre Etat,

l’une de ses collectivités locales, sa banque centrale, la Compagnie française d’assurance

pour le commerce extérieur (Coface) dans la mesure où elle agit pour le compte de l’Etat

français, ou la Société israélienne pour l’assurance des risques du commerce extérieur dans

la mesure où elle agit pour le compte de l’Etat d’Israël.

  1. Le terme  » intérêts  » employé dans le présent article désigne les revenus des créances de

toute nature, assorties ou non de garanties hypothécaires ou d’une clause de participation

aux bénéfices du débiteur, et notamment les revenus des fonds publics et des obligations

d’emprunts, y compris les primes et lots attachés à ces titres. Les pénalisations pour

paiement tardif ne sont pas considérées comme des intérêts au sens du présent article. Le

terme  » intérêts  » ne comprend pas les éléments de revenu considérés comme des

dividendes selon les dispositions de l’article 10.

  1. Les dispositions des paragraphes 1, 2, 3, 4 et 5 ne s’appliquent pas lorsque le bénéficiaire

effectif des intérêts, résident d’un Etat contractant, exerce dans l’autre Etat contractant d’où

proviennent les intérêts, soit une activité industrielle ou commerciale par l’intermédiaire d’un

établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen d’une base

fixe qui y est située, et que la créance génératrice des intérêts s’y rattache effectivement.

Dans ce cas, les dispositions de l’article 7 ou de l’article 14, suivant les cas, sont applicables.

  1. Les intérêts sont considérés comme provenant d’un Etat contractant lorsque le débiteur

est cet Etat lui-même, une collectivité locale ou un autre résident de cet Etat. Toutefois,

lorsque le débiteur des intérêts, qu’il soit ou non un résident d’un Etat contractant, a dans un

Etat contractant un établissement stable, ou une base fixe, pour lequel la dette donnant lieu

au paiement des intérêts a été contractée et qui supporte la charge de ces intérêts, ceux-ci

sont considérés comme provenant de l’Etat où l’établissement stable, ou la base fixe, est

situé.

  1. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire

effectif ou que l’un et l’autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des intérêts,

compte tenu de la créance pour laquelle ils sont payés, excède celui dont seraient convenus

le débiteur et le bénéficiaire effectif en l’absence de pareilles relations, les dispositions du

présent article ne s’appliquent qu’à ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire

des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte

tenu des autres dispositions de la présente Convention.

Article 12

Redevances

  1. Les redevances provenant d’un Etat contractant et payées à un résident de l’autre Etat

contractant sont imposables dans cet autre Etat.

  1. Toutefois, ces redevances sont aussi imposables dans l’Etat contractant d’où elles

proviennent et selon la législation de cet Etat, mais si la personne qui reçoit les redevances

en est le bénéficiaire effectif l’impôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent du montant brut

des redevances.

  1. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, les redevances visées au paragraphe 1 ne

sont imposables que dans l’Etat contractant dont la personne qui reçoit les redevances est

un résident, si cette personne en est le bénéficiaire effectif et si ces redevances consistent

en rémunérations de toute nature payées pour l’usage ou la concession de l’usage d’un droit

d’auteur sur une oeuvre littéraire, artistique ou scientifique (à l’exclusion des films

cinématographiques).

  1. a) Le terme  » redevances  » employé dans le présent article désigne les rémunérations

de toute nature payées pour l’usage ou la concession de l’usage d’un droit d’auteur sur une

oeuvre littéraire, artistique ou scientifique (y compris les films cinématographiques), d’un

brevet, d’une marque de fabrique, d’un dessin ou d’un modèle, d’un plan, d’une formule ou

d’un procédé secrets, ou pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le

domaine industriel, commercial ou scientifique.

  1. b) Les dispositions du présent article, et non celles de l’article 13, s’appliquent aux

bénéfices tirés de l’aliénation des biens mentionnés au a.

  1. Les dispositions des paragraphes 1, 2 et 3 ne s’appliquent pas lorsque le bénéficiaire

effectif des redevances, résident d’un Etat contractant, exerce dans l’autre Etat contractant

d’où proviennent les redevances, soit une activité industrielle ou commerciale par

l’intermédiaire d’un établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au

moyen d’une base fixe qui y est située, et que le bien générateur des redevances s’y

rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l’article 7 ou de l’article 14, suivant

les cas, sont applicables.

  1. Les redevances sont considérées comme provenant d’un Etat contractant lorsque le

débiteur est cet Etat lui-même, une collectivité locale, ou un autre résident de cet Etat.

Toutefois, lorsque le débiteur des redevances, qu’il soit ou non un résident d’un Etat

contractant, a dans un Etat contractant un établissement stable, ou une base fixe, pour

lequel l’obligation donnant lieu au paiement des redevances a été contractée et qui supporte

la charge de ces redevances, celles-ci sont considérées comme provenant de l’Etat où

l’établissement stable, ou la base fixe, est situé.

  1. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire

effectif ou que l’un et l’autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des

redevances, compte tenu de la prestation pour laquelle elles sont payées, excède celui dont

seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en l’absence de pareilles relations, les

dispositions du présent article ne s’appliquent qu’à ce dernier montant. Dans ce cas, la partie

excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant

et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention.

Article 13

Gains en capital

  1. a) Les gains provenant de l’aliénation de biens immobiliers visés à l’article 6 sont

imposables dans l’Etat contractant où ces biens immobiliers sont situés.

  1. b) Les gains provenant de l’aliénation d’actions, parts ou droits dans une société ou

personne morale dont l’actif est principalement constitué, directement ou par l’interposition

d’une ou plusieurs sociétés ou personnes morales, de biens immobiliers situés dans un Etat

contractant ou de droits portant sur de tels biens sont imposables dans cet Etat.

  1. a) Les gains provenant de l’aliénation d’actions ou parts (autres que les actions ou parts

visées au b du paragraphe 1) qui font partie d’une participation substantielle directe ou

indirecte dans une société qui est un résident d’un Etat contractant sont imposables dans cet

Etat, et selon la législation de cet Etat, mais l’impôt ainsi établi ne peut excéder 18 pour cent

de tels gains.

  1. b) i) pour l’application des dispositions du a, on considère qu’il existe une participation

substantielle directe ou indirecte si, et seulement si, le cédant, seul ou avec des

personnes apparentées, a détenu, directement ou indirectement, à un moment

quelconque au cours de la période de douze mois précédant immédiatement la

cession :- au moins 25 pour cent du capital de la société lorsque celle-ci est une

société de famille ; ou- au moins 10 pour cent du capital de la société dans tous les

autres cas.

  1. ii) une personne apparentée est :

– s’il s’agit d’une société, une société que le cédant contrôle directement ou

indirectement ; ou par laquelle le cédant est contrôlé directement ou

indirectement ; ou qui est contrôlée directement ou indirectement par la même

personne que celle qui contrôle directement ou indirectement le cédant ;

– s’il s’agit d’une personne physique, le conjoint du cédant ; ou un ascendant ou

un descendant du cédant ; ou un ascendant ou un descendant du conjoint du

cédant.

iii) l’expression « société de famille » désigne une société dont au moins 50 pour cent

du capital est détenu, directement ou indirectement, par le cédant personne

physique et les personnes physiques qui lui sont apparentées.

  1. c) Nonobstant les dispositions précédentes du présent paragraphe, les dispositions du

paragraphe 5 s’appliquent lorsqu’une société qui est un résident d’un Etat contractant tire

des gains de l’aliénation d’actions ou parts d’une société qui est un résident de l’autre Etat

contractant, et que l’autorité compétente du premier Etat certifie qu’un report d’imposition est

accordé pour une telle aliénation à la société qui est un résident de ce premier Etat en

application de sa législation fiscale relative aux opérations liées à la restructuration de

sociétés. Toutefois, la présente disposition ne s’applique pas à une opération effectuée

principalement pour tirer avantage de cette disposition.

  1. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, les gains provenant de l’aliénation de biens

mobiliers qui font partie de l’actif d’un établissement stable qu’une entreprise d’un Etat

contractant a dans l’autre Etat contractant, ou de biens mobiliers qui appartiennent à une

base fixe dont un résident d’un Etat contractant dispose dans l’autre Etat contractant pour

l’exercice d’une profession indépendante, y compris de tels gains provenant de l’aliénation

de cet établissement stable (seul ou avec l’ensemble de l’entreprise) ou de cette base fixe,

sont imposables dans cet autre Etat.

  1. Les gains provenant de l’aliénation de navires ou d’aéronefs exploités en trafic

international ou de biens mobiliers affectés à l’exploitation de ces navires ou aéronefs ne

sont imposables que dans l’Etat contractant où le siège de direction effective de l’entreprise

cédante est situé.

  1. Les gains provenant de l’aliénation de tous biens autres que ceux qui sont visés aux

paragraphes 1, 2 a et b, 3 et 4 ne sont imposables que dans l’Etat contractant dont le cédant

est un résident.

Article 14

Professions indépendantes

  1. Les revenus qu’un résident d’un Etat contractant tire d’une profession libérale ou d’autres

activités de caractère indépendant ne sont imposables que dans cet Etat ; toutefois, ces

revenus sont aussi imposables dans l’autre Etat contractant dans les cas suivants :

  1. a) Lorsque ce résident dispose de façon habituelle, dans cet autre Etat, d’une base fixe

pour l’exercice de ses activités ; dans ce cas, seule la fraction des revenus imputable à cette

base fixe est imposable dans cet autre Etat ; ou

  1. b) Lorsque son séjour dans cet autre Etat s’étend sur une période ou des périodes

d’une durée totale égale ou supérieure à 183 jours pendant l’année fiscale considérée ; dans

ce cas, seule la fraction des revenus qui est tirée des activités exercées dans cet autre Etat y

est imposable.

  1. L’expression  » profession libérale  » comprend notamment les activités indépendantes

d’ordre scientifique, littéraire, artistique, éducatif ou pédagogique, ainsi que les activités

indépendantes des médecins, avocats, ingénieurs, architectes, dentistes et comptables.

Article 15

Professions dépendantes

  1. Sous réserve des dispositions des articles 16, 18, 19 et 20, les salaires, traitements et

autres rémunérations similaires qu’un résident d’un Etat contractant reçoit au titre d’un

emploi salarié ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que l’emploi ne soit exercé

dans l’autre Etat contractant. Si l’emploi y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont

imposables dans cet autre Etat.

  1. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations qu’un résident d’un Etat

contractant reçoit au titre d’un emploi salarié exercé dans l’autre Etat contractant ne sont

imposables que dans le premier Etat si :

  1. a) Le bénéficiaire séjourne dans l’autre Etat pendant une période ou des périodes

n’excédant pas au total 183 jours au cours de toute période de douze mois commençant ou

se terminant dans l’année fiscale considérée, et

  1. b) Les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte d’un employeur

qui n’est pas un résident de l’autre Etat, et

  1. c) La charge des rémunérations n’est pas supportée par un établissement stable ou

une base fixe que l’employeur a dans l’autre Etat.

  1. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations reçues au

titre d’un emploi salarié exercé à bord d’un navire ou d’un aéronef exploités en trafic

international sont imposables dans l’Etat contractant où le siège de direction effective de

l’entreprise est situé.

Article 16

Jetons de présence

Les jetons de présence et autres rétributions similaires qu’un résident d’un Etat contractant

reçoit en sa qualité de membre du conseil d’administration ou de surveillance d’une société

qui est un résident de l’autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat.

Article 17

Artistes et sportifs

  1. Nonobstant les dispositions des articles 14 et 15, les revenus qu’un résident d’un Etat

contractant tire de ses activités personnelles exercées dans l’autre Etat contractant en tant

qu’artiste du spectacle, tel qu’un artiste de théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision,

ou qu’un musicien, ou en tant que sportif, sont imposables dans cet autre Etat.

  1. Lorsque les revenus d’activités qu’un artiste ou un sportif exerce personnellement et en

cette qualité sont attribués non pas à l’artiste ou au sportif lui-même mais à une autre

personne, qu’elle soit ou non un résident d’un Etat contractant, ces revenus sont imposables,

nonobstant les dispositions des articles 7, 14 et 15, dans l’Etat contractant où les activités de

l’artiste ou du sportif sont exercées.

  1. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les revenus qu’un résident d’un Etat

contractant tire de ses activités personnelles exercées dans l’autre Etat contractant en tant

qu’artiste ou sportif ne sont imposables que dans le premier Etat lorsque ces activités dans

l’autre Etat sont financées principalement par des fonds publics du premier Etat ou de ses

collectivités locales, ou de leurs personnes morales de droit public.

  1. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, lorsque les revenus d’activités qu’un

résident d’un Etat contractant, artiste ou sportif, exerce personnellement et en cette qualité

dans l’autre Etat contractant sont attribués non pas à l’artiste ou au sportif lui-même mais à

une autre personne, qu’elle soit ou non un résident d’un Etat contractant, ces revenus ne

sont imposables, nonobstant les dispositions des articles 7, 14 et 15, que dans le premier

Etat lorsque cette autre personne est financée principalement par des fonds publics de cet

Etat ou de ses collectivités locales, ou de leurs personnes morales de droit public.

Article 18

Pensions

Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 de l’article 19, les pensions, rentes viagères

et autres rémunérations similaires payées à un résident d’un Etat contractant ne sont

imposables que dans cet Etat.

Article 19

Rémunérations publiques

  1. a) Les rémunérations, autres que les pensions, payées par un Etat contractant ou l’une

de ses collectivités locales ou par une de leurs personnes morales de droit public à une

personne physique au titre de services rendus à cet Etat, collectivité ou personne morale ne

sont imposables que dans cet Etat.

  1. b) Toutefois, ces rémunérations ne sont imposables que dans l’autre Etat contractant si

les services sont rendus dans cet Etat et si la personne physique est un résident de cet Etat

et en possède la nationalité sans posséder en même temps la nationalité du premier Etat.

  1. a) Les pensions payées par un Etat contractant ou l’une de ses collectivités locales ou

par une de leurs personnes morales de droit public, soit directement, soit par prélèvement

sur des fonds qu’ils ont constitués, à une personne physique au titre de services rendus à cet

Etat, collectivité ou personne morale ne sont imposables que dans cet Etat.

  1. b) Toutefois, ces pensions ne sont imposables que dans l’autre Etat contractant si la

personne physique est un résident de cet Etat et en possède la nationalité sans posséder en

même temps la nationalité du premier Etat.

  1. Les dispositions des articles 15, 16 et 18 s’appliquent aux rémunérations et pensions

payées au titre de services rendus dans le cadre d’une activité industrielle ou commerciale

exercée par un Etat contractant ou l’une de ses collectivités locales ou par une de leurs

personnes morales de droit public.

Article 20

Enseignants et étudiants

  1. a) Une personne physique qui séjourne dans un Etat contractant à seule fin d’enseigner

ou de se livrer à des travaux de recherche dans une université, un lycée, ou un autre

établissement d’enseignement officiellement reconnu de cet Etat, et qui est, ou était

immédiatement avant ce séjour, un résident de l’autre Etat contractant, n’est imposable que

dans cet autre Etat sur les rémunérations reçues pour cet enseignement ou ces travaux de

recherche. La présente disposition s’applique pendant une période n’excédant pas deux ans

à compter de la date de la première arrivée de cette personne physique dans le premier Etat

pour cet enseignement ou ces travaux de recherche.

  1. b) Les dispositions du a ne s’appliquent pas aux rémunérations reçues pour des

travaux de recherche si ces travaux ne sont pas entrepris dans l’intérêt public mais

principalement en vue de la réalisation d’un avantage particulier bénéficiant à une ou

plusieurs personnes déterminées.

  1. Les sommes qu’un étudiant ou un stagiaire qui est, ou qui était immédiatement avant de

se rendre dans un Etat contractant, un résident de l’autre Etat contractant et qui séjourne

dans le premier Etat à seule fin d’y poursuivre ses études ou sa formation, reçoit pour couvrir

ses frais d’entretien, d’études ou de formation ne sont pas imposables dans cet Etat, à

condition qu’elles proviennent de sources situées en dehors de cet Etat.

Article 21

Autres revenus

  1. Les éléments du revenu d’un résident d’un Etat contractant, d’où qu’ils proviennent, qui ne

sont pas traités dans les articles précédents de la présente Convention ne sont imposables

que dans cet Etat.

  1. Les dispositions du paragraphe 1 ne s’appliquent pas aux revenus autres que les revenus

provenant de biens immobiliers tels qu’ils sont définis au paragraphe 2 de l’article 6, lorsque

le bénéficiaire de tels revenus, résident d’un Etat contractant, exerce dans l’autre Etat

contractant, soit une activité industrielle et commerciale par l’intermédiaire d’un

établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen d’une base

fixe qui y est située, et que le droit ou le bien générateur des revenus s’y rattache

effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l’article 7 ou de l’article 14, suivant les cas,

sont applicables.

Article 22

Fortune

  1. a) La fortune constituée par des biens immobiliers visés à l’article 6, que possède un

résident d’un Etat contractant et qui sont situés dans l’autre Etat contractant, est imposable

dans cet autre Etat.

  1. b) La fortune constituée par des actions, parts ou droits dans une société ou personne

morale dont l’actif est principalement constitué, directement ou par l’interposition d’une ou

plusieurs autres sociétés ou personnes morales, de biens immobiliers situés dans un Etat

contractant ou de droits portant sur de tels biens est imposable dans cet Etat.

  1. La fortune constituée par des actions, parts ou autres droits (autres que les actions, parts

ou droits visés au b du paragraphe 1) qui font partie d’une participation substantielle dans

une société qui est un résident d’un Etat contractant est imposable dans cet Etat. On

considère qu’il existe une participation substantielle lorsqu’une personne, seule ou avec des

personnes apparentées, détient directement ou indirectement des actions, parts ou droits

dont l’ensemble ouvre droit à au moins 25 pour cent des bénéfices de la société.

  1. La fortune constituée par des biens mobiliers qui font partie de l’actif d’un établissement

stable qu’une entreprise d’un Etat contractant a dans l’autre Etat contractant, ou par des

biens mobiliers qui appartiennent à une base fixe dont un résident d’un Etat contractant

dispose dans l’autre Etat contractant pour l’exercice d’une profession indépendante, est

imposable dans cet autre Etat.

  1. La fortune constituée par des navires et des aéronefs exploités en trafic international ainsi

que par des biens mobiliers affectés à l’exploitation de ces navires ou aéronefs n’est

imposable que dans l’Etat contractant où le siège de direction effective de l’entreprise qui

possède cette fortune est situé.

  1. Tous les autres éléments de la fortune d’un résident d’un Etat contractant ne sont

imposables que dans cet Etat.

Article 23

Eliminations des doubles impositions

  1. En ce qui concerne la France, les doubles impositions sont éliminées de la manière

suivante.

  1. a) Les revenus qui sont imposables ou ne sont imposables qu’en Israël conformément

aux dispositions de la présente Convention sont pris en compte pour le calcul de l’impôt

français lorsque leur bénéficiaire est un résident de France et qu’ils ne sont pas exemptés de

l’impôt sur les sociétés en application de la législation interne française. Dans ce cas, l’impôt

israélien n’est pas déductible de ces revenus, mais le bénéficiaire a droit, dans les conditions

et limites prévues aux i et ii, à un crédit d’impôt imputable sur l’impôt français. Ce crédit

d’impôt est égal :

  1. i) pour les revenus non mentionnés au ii, au montant de l’impôt français

correspondant à ces revenus, à condition que leur bénéficiaire soit soumis à l’impôt

israélien à raison de ces revenus ;

  1. ii) pour les revenus visés aux articles 10, 11 et 12, aux paragraphes 1 et 2 de

l’article 13, au b du paragraphe 1 de l’article 14, au paragraphe 3 de l’article 15, à

l’article 16 et aux paragraphes 1 et 2 de l’article 17, au montant de l’impôt payé en

Israël conformément aux dispositions de ces articles ; toutefois, ce crédit d’impôt ne

peut excéder le montant de l’impôt français correspondant à ces revenus.

  1. b) Pour l’application du a aux revenus visés aux articles 11 et 12, lorsque le montant de

l’impôt payé en Israël conformément aux dispositions de ces articles excède le montant de

l’impôt français correspondant à ces revenus, le résident de France bénéficiaire de ces

revenus peut soumettre son cas à l’autorité compétente française. S’il lui apparaît que cette

situation a pour conséquence une imposition qui n’est pas comparable à une imposition du

revenu net, cette autorité compétente peut, dans les conditions qu’elle détermine, admettre

le montant non imputé de l’impôt payé en Israël en déduction de l’impôt français sur d’autres

revenus de source étrangère de ce résident.

  1. c) Un résident de France qui possède de la fortune imposable en Israël conformément

aux dispositions des paragraphes 1, 2 ou 3 de l’article 22 est également imposable en

France à raison de cette fortune. L’impôt français est calculé sous déduction d’un crédit

d’impôt égal au montant de l’impôt payé en Israël sur cette fortune. Ce crédit d’impôt ne peut

toutefois excéder le montant de l’impôt français correspondant à cette fortune.

  1. d) i) il est entendu que l’expression  » montant de l’impôt français correspondant à ces

revenus  » employée aux a et b désigne :- lorsque l’impôt dû à raison de ces revenus

est calculé par application d’un taux proportionnel, le produit du montant des

revenus nets considérés par le taux qui leur est effectivement appliqué ;- lorsque

l’impôt dû à raison de ces revenus est calculé par application d’un barème

progressif, le produit du montant des revenus nets considérés par le taux résultant

du rapport entre l’impôt effectivement dû à raison du revenu net global imposable

selon la législation française et le montant de ce revenu net global.Cette

interprétation s’applique par analogie à l’expression « montant de l’impôt français

correspondant à cette fortune » employée au c.

  1. ii) il est entendu que, sous réserve des dispositions du e, l’expression  » montant de

l’impôt payé en Israël  » employée aux a, b et c désigne le montant de l’impôt

israélien effectivement supporté à titre définitif à raison des revenus ou des

éléments de fortune considérés, conformément aux dispositions de la Convention,

par le résident de France qui bénéfice de ces revenus ou possède ces éléments de

fortune.

  1. e) Pour l’application des dispositions du a, lorsque des dividendes sont exonérés

d’impôt en Israël ou y sont soumis à un taux réduit d’imposition en application des

dispositions – en vigueur à la date de signature de la Convention – des articles 46, 47, 48 ou

51 de la loi israélienne n° 5719-1959 sur l’encouragement des investissements, l’expression

« montant de l’impôt payé en Israël » désigne, en ce qui concerne ces dividendes, le montant

correspondant aux taux prévus, suivant les cas, aux a, b ou c du paragraphe 2 de l’article 10,

ces taux étant majorés de dix points. Toutefois, ce montant ne peut excéder le montant de

l’impôt israélien qui aurait été dû sur ces dividendes en application de la législation fiscale

israélienne de droit commun en l’absence de ces exonérations ou réductions de taux. Les

dispositions du présent e ne s’appliquent que pour une période de sept ans à compter de la

date de l’entrée en vigueur de la Convention. Cette période peut être prolongée d’un

commun accord par les autorités compétentes des Etats contractants.

  1. En Israël, sous réserve des dispositions de la législation israélienne ( qui ne peuvent

affecter le principe général contenu dans le présent paragraphe) concernant l’octroi d’un

crédit, déductible de l’impôt israélien, correspondant à l’impôt payé dans un pays autre

qu’Israël, l’impôt français payé à raison des revenus provenant de France ou de la fortune

située en France est admis en déduction de l’impôt israélien dû sur ces revenus ou cette

fortune. Toutefois, cette déduction ne peut excéder la fraction de l’impôt israélien

correspondant au rapport entre les revenus provenant de France ou la fortune située en

France et l’ensemble des revenus ou de la fortune soumis à l’impôt israélien.

  1. Lorsque, conformément à sa législation interne relative à l’impôt sur les sociétés, un Etat

contractant détermine les bénéfices imposables de résidents de cet Etat en tenant compte

notamment des bénéfices d’établissements stables situés dans l’autre Etat contractant, ou

d’entreprises associées au sens des a ou b du paragraphe 1 de l’article 9 qui sont des

entreprises de cet autre Etat, les dispositions de la Convention n’empêchent en rien

l’application de cette législation.

Article 24

Non-discrimination

  1. Les personnes physiques possédant la nationalité d’un Etat contractant ne sont soumises

dans l’autre Etat contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou

plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujetties les personnes physiques

possédant la nationalité de cet autre Etat qui se trouvent dans la même situation notamment

au regard de la résidence.

  1. L’imposition d’un établissement stable qu’une entreprise d’un Etat contractant a dans

l’autre Etat contractant n’est pas établie dans cet autre Etat d’une façon moins favorable que

l’imposition des entreprises de cet autre Etat qui exercent la même activité. La présente

disposition ne peut être interprétée comme obligeant un Etat contractant à accorder aux

résidents de l’autre Etat contractant les déductions personnelles, abattements et réductions

d’impôt en fonction de la situation ou des charges de famille qu’il accorde à ses propres

résidents.

  1. A moins que les dispositions du paragraphe 1 de l’article 9, du paragraphe 9 de l’article 11

ou du paragraphe 7 de l’article 12 de la convention ne soient applicables, les intérêts,

redevances et autres dépenses payés par une entreprise d’un Etat contractant à un résident

de l’autre Etat contractant sont déductibles, pour la détermination des bénéfices imposables

de cette entreprise, dans les mêmes conditions que s’ils avaient été payés à un résident du

premier Etat. De même, les dettes d’une entreprise d’un Etat contractant envers un résident

de l’autre Etat contractant sont déductibles, pour la détermination de la fortune imposable de

cette entreprise, dans les mêmes conditions que si elles avaient été contractées envers un

résident du premier Etat.

  1. Les entreprises d’un Etat contractant, dont le capital est en totalité ou en partie,

directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs résidents de l’autre

Etat contractant, ne sont soumises dans le premier Etat à aucune imposition ou obligation y

relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujetties

les autres entreprises similaires du premier Etat.

  1. Les cotisations d’une personne physique qui est un résident d’un Etat contractant à un

régime de retraite constitué et établi dans l’autre Etat contractant peuvent ouvrir droit à un

allégement d’impôt dans le premier Etat à condition que ce régime de retraite soit accepté

par l’autorité compétente de ce premier Etat comme correspondant de façon générale à un

régime de retraite reconnu fiscalement dans cet Etat ; dans ce cas, l’allégement d’impôt est

accordée, mais seulement pour une période maximale de 6 ans, de la même manière et

sous réserve des mêmes limitations que si le régime de retraite était reconnu fiscalement par

cet Etat.

  1. a) Les exonérations ou réductions d’impôt prévues par la législation fiscale d’un Etat

contractant au profit de cet Etat ou de ses collectivités locales en matière d’impôts sur les

donations ou sur les successions s’appliquent dans les mêmes conditions respectivement à

l’autre Etat contractant ou à ses collectivités locales.

  1. b) Les organismes à but non lucratif, quelle que soit leur dénomination, constitués et

établis dans un Etat contractant et exerçant leur activité dans le domaine scientifique,

artistique, culturel, éducatif ou charitable bénéficient dans l’autre Etat contractant, dans les

conditions prévues par la législation de cet autre Etat, des exonérations d’impôts ou autres

avantages fiscaux accordés, en matière d’impôts sur les donations ou sur les successions,

aux entités de même nature constituées dans cet autre Etat et exerçant leur activité dans le

même domaine. Toutefois, ces exonérations d’impôts ou autres avantages fiscaux ne

s’appliquent que si ces organismes du premier Etat bénéficient dans cet Etat d’exonérations

d’impôts ou d’allégements fiscaux analogues.

  1. c) Pour l’application du présent paragraphe, l’absence d’impôt sur les donations ou les

successions concernées est considérée comme une exonération.

  1. Sous réserve d’accord cas par cas entre les autorités compétentes des Etats contractants,

les exonérations d’impôt ou autres avantages prévus par la législation fiscale d’un Etat

contractant au profit de cet Etat, de ses collectivités locales, ou de leurs personnes morales

de droit public dont l’activité n’a pas un caractère industriel ou commercial s’appliquent dans

les mêmes conditions respectivement à l’autre Etat contractant, à ses collectivités locales, ou

à leurs personnes morales de droit public dont l’activité est identique ou analogue.

Nonobstant les dispositions du paragraphe 8, les dispositions du présent paragraphe ne

s’appliquent pas aux impôts ou taxes dus en contrepartie de services rendus.

  1. Les dispositions du présent article s’appliquent, nonobstant les dispositions de l’article 2,

aux impôts de toute nature ou dénomination.

  1. Il est entendu que les dispositions de l’article 4 de l’accord du 9 juin 1983 entre le

Gouvernement de la République française et le Gouvernement de l’Etat d’Israël sur

l’encouragement et la protection réciproques des investissements ne s’appliquent pas en

matière fiscale.

Article 25

Procédure amiable

  1. Lorsqu’une personne estime que les mesures prises par un Etat contractant ou par les

deux Etats contractants entraînent ou entraîneront pour elle une imposition non conforme

aux dispositions de la présente Convention, elle peut, indépendamment des recours prévus

par le droit interne de ces Etats, soumettre son cas à l’autorité compétente de l’Etat

contractant dont elle est un résident ou, si son cas relève du paragraphe 1 de l’article 24, à

celle de l’Etat contractant dont elle possède la nationalité. Le cas doit être soumis dans les

trois ans qui suivent la première notification de la mesure qui entraîne une imposition non

conforme aux dispositions de la Convention.

  1. L’autorité compétente s’efforce, si la réclamation lui paraît fondée et si elle n’est pas ellemême

en mesure d’y apporter une solution satisfaisante, de résoudre le cas par voie

d’accord amiable avec l’autorité compétente de l’autre Etat contractant, en vue d’éviter une

imposition non conforme à la Convention. L’accord est appliqué quels que soient les délais

prévus par le droit interne des Etats contractants.

  1. Les autorités compétentes des Etats contractants s’efforcent, par voie d’accord amiable,

de résoudre les difficultés ou de dissiper les doutes auxquels peuvent donner lieu

l’interprétation ou l’application de la Convention. En particulier, elles peuvent s’entendre

pour :

  1. a) Imputer de manière identique les bénéfices revenant à une entreprise d’un Etat

contractant et à son établissement stable situé dans l’autre Etat contractant ;

  1. b) Attribuer de manière identique les revenus revenant à un résident d’un Etat

contractant et à toute personne associée ou apparentée ; ou

  1. c) Qualifier de manière identique des éléments de revenu.

Elles peuvent aussi se concerter en vue d’éliminer la double imposition dans les cas non

prévus par la Convention.

  1. Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent communiquer directement

entre elles en vue de parvenir à un accord comme il est indiqué aux paragraphes

précédents. Si des échanges de vues oraux semblent devoir faciliter cet accord, ces

échanges de vues peuvent avoir lieu au sein d’une commission composée de représentants

des autorités compétentes des Etats contractants.

  1. a) Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent régler d’un commun accord

les modalités d’application de la Convention.

  1. b) Pour obtenir, dans un Etat contractant, les avantages prévus par la Convention, les

résidents de l’autre Etat contractant doivent, si l’autorité compétente du premier Etat le

demande, présenter un formulaire d’attestation de résidence indiquant en particulier la nature

et le montant ou la valeur des revenus ou de la fortune concernés, et comportant la

certification des services fiscaux de l’autre Etat.

Article 26

Echange de renseignements

  1. Les autorités compétentes des Etats contractants échangent les renseignements

nécessaires pour appliquer les dispositions de la présente Convention, ou celles de la

législation interne des Etats contractants relative aux impôts visés par la Convention, dans la

mesure où l’imposition qu’elle prévoit n’est pas contraire à la Convention. L’échange de

renseignements n’est pas restreint par l’article 1. Les renseignements reçus par un Etat

contractant sont tenus secrets de la même manière que les renseignements obtenus en

application de la législation interne de cet Etat et ne sont communiqués qu’aux personnes ou

autorités (y compris les tribunaux et organes administratifs) concernées par l’établissement

ou le recouvrement des impôts visés par la Convention, par les procédures ou poursuites

concernant ces impôts, ou par les décisions sur les recours relatifs à ces impôts. Ces

personnes ou autorités n’utilisent ces renseignements qu’à ces fins. Elles peuvent faire état

de ces renseignements au cours d’audiences publiques de tribunaux ou dans des

jugements.

  1. Les dispositions du paragraphe 1 ne peuvent en aucun cas être interprétées comme

imposant à un Etat contractant l’obligation :

  1. a) De prendre des mesures administratives dérogeant à sa législation et à sa pratique

administrative ou à celles de l’autre Etat contractant ;

  1. b) De fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa

législation ou dans le cadre de sa pratique administrative normale ou de celles de l’autre Etat

contractant ;

  1. c) De fournir des renseignements qui révéleraient un secret commercial, industriel,

professionnel ou un procédé commercial ou des renseignements dont la communication

serait contraire à l’ordre public.

Article 27

Fonctionnaires diplomatiques et consulaires

Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux

dont bénéficient les agents diplomatiques ou les fonctionnaires consulaires en vertu soit des

règles générales du droit international, soit des dispositions d’accords particuliers.

Article 28

Dispositions diverses

  1. En ce qui concerne les articles 10 et 11, un fonds d’investissement ou une société

d’investissement, constitué et établi dans un Etat contractant où il n’est pas assujetti à un

impôt visé aux i ou ii du a, ou au i du b du paragraphe 3 de l’article 2, et qui reçoit des

dividendes ou des intérêts provenant de l’autre Etat contractant, peut demander globalement

les réductions ou exonérations d’impôt prévues par la présente Convention pour la fraction

de ces revenus qui correspond aux droits détenus dans le fonds ou la société par des

résidents du premier Etat et qui est imposable au nom de ces résidents.

  1. Les dispositions de la Convention n’empêchent en rien la France d’appliquer les

dispositions de l’article 212 de son code général des impôts ou d’autres dispositions

analogues qui amenderaient ou remplaceraient celles de cet article.

  1. Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent, d’un commun accord, refuser

d’accorder les avantages de la Convention à une personne ou à une opération si elles

considèrent que, compte tenu des circonstances, l’obtention de ces avantages constituerait

un abus de la Convention au regard de ses objectifs.

Article 29

Entrée en vigueur

  1. Chacun des Etats contractants notifiera à l’autre l’accomplissement des procédures

requises par sa Constitution pour la mise en vigueur de la présente Convention.

  1. La Convention entrera en vigueur à la date de réception de la dernière des notifications

mentionnées au paragraphe 1 et ses dispositions s’appliqueront :

  1. a) En France :
  2. i) en ce qui concerne les impôts perçus par voie de retenue à la source, aux

sommes imposables à compter du 1er janvier de l’année civile suivant celle au

cours de laquelle la Convention est entrée en vigueur ;

  1. ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu, aux revenus afférents,

suivant les cas, à toute année civile ou à tout exercice commençant après l’année

civile au cours de laquelle la Convention est entrée en vigueur ;

iii) en ce qui concerne les autres impôts, aux impositions dont le fait générateur

interviendra après l’année civile au cours de laquelle la Convention est entrée en

vigueur ; toutefois, les dispositions du paragraphe 6 de l’article 24 s’appliqueront

également aux impositions qui n’ont pas été acquittées avant le 1er janvier de

l’année civile suivant celle au cours de laquelle la Convention est entrée en

vigueur ;

  1. b) En Israël :
  2. i) en ce qui concerne les impôts perçus par voie de retenue à la source, aux

revenus réalisés ou reçus à compter du 1er janvier de l’année civile suivant celle au

cours de laquelle la Convention est entrée en vigueur ;

  1. ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu, aux impôts dus au titre de

toute année d’imposition commençant à compter du 1er janvier de l’année civile

suivant celle au cours de laquelle la Convention est entrée en vigueur ;

iii) en ce qui concerne les autres impôts, aux impositions dont le fait générateur

interviendra après l’année civile au cours de laquelle la Convention est entrée en

vigueur ; toutefois, les dispositions du paragraphe 6 de l’article 24 s’appliqueront

également aux impositions qui n’ont pas été acquittées avant le 1er janvier de

l’année civile suivant celle au cours de laquelle la Convention est entrée en vigueur.

  1. Les dispositions de la Convention entre le Gouvernement de la République française et le

Gouvernement de l’Etat d’Israël tendant à éviter les doubles impositions et à établir des

règles d’assistance administrative réciproque en matière d’impôts sur le revenu, signée le

20 août 1963, et les dispositions des échanges de notes des 1er juillet, 2 décembre et

20 décembre 1963 entre la France et Israël en vue de l’exonération réciproque de droits de

mutation des dons et legs à titre gratuit en faveur des établissements culturels ou de

bienfaisance, cesseront d’avoir effet à la date à laquelle les dispositions correspondantes de

la présente Convention deviendront effectives.

Article 30

Dénonciation

  1. La présente Convention demeurera en vigueur sans limitation de durée. Toutefois, après

une période de cinq années civiles suivant la date d’entrée en vigueur de la Convention,

chacun des Etats contractants pourra la dénoncer moyennant un préavis notifié par la voie

diplomatique au moins six mois avant la fin de toute année civile.

  1. Dans ce cas, la Convention ne sera plus applicable :
  2. a) En France :
  3. i) en ce qui concerne les impôts perçus par voie de retenue à la source, aux

sommes imposables à compter de l’année civile au cours de laquelle la

dénonciation aura été notifiée ;

  1. ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu, aux revenus afférents,

suivant les cas, à toute année civile ou à tout exercice commençant après l’année

civile au cours de laquelle la dénonciation aura été notifiée ;

iii) en ce qui concerne les autres impôts, aux impositions dont le fait générateur

interviendra après l’année civile au cours de laquelle la dénonciation aura été

notifiée ;

  1. b) En Israël :
  2. i) en ce qui concerne les impôts perçus par voie de retenue à la source, aux

revenus réalisés ou reçus à compter du 1er janvier de l’année civile suivant celle au

cours de laquelle la dénonciation aura été notifiée ;

  1. ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu, aux impôts dus au titre de

toute année d’imposition commençant à compter du 1er janvier de l’année civile

suivant celle au cours de laquelle la dénonciation aura été notifiée ;

iii) en ce qui concerne les autres impôts, aux impositions dont le fait générateur

interviendra après l’année civile au cours de laquelle la dénonciation aura été

notifiée.

En foi de quoi les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente

Convention.

Fait à Jérusalem, le 31 juillet 1995, en double exemplaire, en langues française et

hébraïque, les deux textes faisant également foi.

Pour le Gouvernement

de la République française :

PIERRE BROCHAND,

Ambassadeur de France

en Israël

Pour le Gouvernement

d’Israël :

SHIMON PERES,

Ministre des affaires étrangères

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